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PETITE BIBLIOTHERAPIE POUR VOUS ?...

LA DEPENDANCE AFFECTIVE OU  LE SYNDROME DE TARZAN 

(à l'intention des femmes et des hommes).

de Pascale Piquet

Le Mot de l'éditeur : 

Le Mot de l'éditeur : Le syndrome de Tarzan

Qui aurait cru que Tarzan ait quelque chose à voir avec la dépendance (affective..) ? Pourtant, beaucoup dépendent autant de l'affection des autres que Tarzan de ses lianes : pour ne pas tomber dans le vide... affectif, ils préfèrent s'attacher à la première personne qui passe. Témoignage d'une femme qui s'est libérée de ses lianes et qui aide aujourd'hui ceux qui en sont prisonniers à s'en défaire, ce livre plein d'humour, d'expérience et d'espoir vous enseignera à comprendre et déjouer les pièges qui vous empêchent d'accéder à une vie de couple épanouie.

SON OBJECTIF :

Redonner aux hommes le goût des femmes et aux femmes le goût des hommes et à tous, celui d'être heureux - seul et à deux !

Pascale Piquet, arrivant de Paris, s'établit au Québec en 2001. Forte d'un passé riche en épreuves musclées, ses activités de rédactrice, ses formations en hypnose, en biologie totale, en Shiatsu ainsi que ses diplômes en PNL (programmation neuro linguistique) lui permettent aujourd'hui de jongler avec les mots et d'exercer le métier de coach de vie professionnelle et privée.

Source Fnac.



OBJECTIF ZERO SALE CON
Par ROBERT L. SUTTON
(un bienfaiteur de l'humanité...°
PROFESSEUR A L' UNIVERSITE DE STANDFORD (USA)



Un voisin, un collègue de travail ou supérieur hiérarchique, une connaissance. On a tous dans nos vies des "sales cons (es)", des empoisonneurs d'existence, des personnes qui ne vivent que pour semer le trouble autour d'eux et porter atteinte ainsi atteinte à l'intégrité d'autrui. Cet ouvrage vous donnera les clefs pour les gérer sans tomber dans l'auto apitoiement et pour vous en débarasser définitivement!

(Pour arrêter de...)
L'ART DE SE GACHER LA VIE
Marie Andersen


Personne n'a la recette d'une vie agréable. Chacun s'emploie, comme il peut, à faire de la sienne une aventure qui vaille la peine d'être vécue. Mais aujourd'hui, il semble bien difficile d'être heureux, de vivre en accord avec soi-même, en paix avec la vie, telle qu'elle est. Bien sûr, rien ne nous protège vraiment du malheur ou de la malchance. Les coups du sort ne sont pas distribués équitablement et personne ne peut s'en prémunir à jamais. Mais pourquoi donc en rajouter ? Quel intérêt a-t-on de compliquer une existence déjà tellement complexe ? Nourrirait-on, dans l'embrouillamini de nos petits arrangements avec la vie, un obscur besoin de la saboter ? Pourquoi est-ce si difficile de changer ces habitudes qui nous nuisent ? Y aurait-il une satisfaction paradoxale dans l'insatisfaction ?

 Ce livre vous propose d'examiner l'art de bien vivre sous un angle légèrement provocant, en mettant en lumière les mécanismes aussi ingénieux que biscornus que nous utilisons pour nous gâcher la vie. Se gâcher la vie, c'est s'obstiner en vain ! S'entêter sans résultat. Se tracasser inutilement. Croire à l'impossible. Répéter sans cesse les mêmes comportements sans prendre en compte leur inefficacité... Faut-il continuer ou abandonner ? Se gâcher la vie est un droit inaliénable mais bien inutile ! Un art pernicieux auquel nous consacrons beaucoup d'énergie sur un chemin chaotique. C'est ce chemin que vous allez emprunter en compagnie de Marie Andersen, pour le rendre plus harmonieux.


TON COEUR PERD LA TÊTE 
de Lucia Extebarria




Comment savoir que nous sommes engagés dans une relation toxique ? Et surtout comment en sortir et la surmonter ? Avec l’aide d’un psychologue, Lucía Etxebarria partage ses expériences et aide le lecteur à ne pas se laisser piéger par ces liens envahissants et possessifs qui nous consument de manière intempestive. Pour en finir avec ce sentiment de culpabilité, comprendre ce qui nous a fait flancher et nous trahir, Ton cœur perd la tête donne les clés pour reprendre les rênes de sa vie et se reconstruire affectivement. Après Ce que les hommes ne savent pas et Je ne souffrirai plus par amour, Lucía Etxebarria confirme ici son acuité à saisir les failles des relations humaines et la complexité du sentiment amoureux. Mais ses analyses et conseils trouvent une résonance dans toute relation, dès lors qu’elle induit un déséquilibre et crée un mal-être. Ton cœur perd la tête est un programme infaillible pour retrouver confiance en soi et sourire à la vie. (interview paru dans Marie-Claire - 2015 - A CONSULTER EN BAS DE PAGE)


LES FEMMES QUI COURENT APRES LES LOUPS 
de Clarissa Pinkola Estés

Un livre pour toutes les femmes  qui souhaitent se comprendre davantage et se donner la possibilité de commencer ou finir de NON à la souffrance affective.



 
Le Mot de l'éditeur :

Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d'un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette " Femme sauvage ", afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, auteur également du Jardinier de l'Eden, Clarissa Pinkola Estés nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante, donneuse de vie. A travers des " fouilles psycho-archéologiques " des ruines de l'inconscient féminin, en faisant appel aux traditions et aux représentations les plus diverses, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la petite marchande d'allumettes, elle ouvre la route et démontre qu'il ne tient qu'à chacune de retrouver en elle la Femme sauvage. Best-seller aux Etats-Unis, ce livre exceptionnel est destiné à faire date dans l'évolution contemporaine de l'identité féminine. Source Fnac   97 commentaires sur Amazon


CONFESSIONS D'UNE SOCIOPATHE
Parce  qu'ils existent.. tout comme les pervers (es) narcissiques et manipulateurs (trices)

Un livre qui  traite du genre inhumain....a lire



Les sociopathes sont parmi nous ! Comment les identifier ? "Je n’ai jamais tué personne mais j’ai parfois envie de le faire. Je suis un peu perturbée mais je ne suis pas folle. Dans ce monde rempli de médiocres, nuls et sinistres, les gens sont attirés par mon exceptionnelle personnalité, comme des papillons par la flamme. Voici mon histoire". La sociopathie est à différencier de la psychopathie, qui sont deux pathologies différentes. Il s'agit d'un trouble de la personnalité qui caractérise les personnes qui ignorent les normes sociales, sont incapables d’empathie et ne ressentent aucune émotion, aucune peur ou crainte à la possibilité d'une quelconque souffrance ou douleur physique. Narcissiques, froides et cyniques, elles pratiquent aisément la manipulation. 1 personne sur 25 serait sociopathe, mais seulement 20% des criminels sont reconnus sociopathes. Des confessions qui vous froid dans le dos et qui permettent de mieux comprendre les mécanismes de la manipulation mentale. ARTICLE DE PRESSE A LIRE EN BAS DE PAGE



 ESSENTIEL ! UN RETOUR A L'AMOUR...

Des éclairages précieux , efficaces pour une vie meilleure et plus accomplie qui ont séduit Nelson Mandela..et bien d'autres.





Un retour à l'amour : manuel de psychothérapie spirituelle : lacher prise,pardonner,aimer.

INCONTOURNABLE !
 L
E GUIDE DE LA FEMME HEUREUSE
 DE LOUISE L. HAYS.



Le Mot de L'Editeur.

De nos jours, on entend beaucoup parler des «bouleversements planétaires» qui se profilent à l’horizon. Mais, selon l’auteure à succès Louise L. Hay, c’est d’abord de l’intérieur que se produiront essentiellement ces changements.


Dans Le guide la femme heureuse, Louise L. Hay fait remarquer que lorsque les femmes seront prêtes à changer radicalement leur monde intérieur, elles opéreront sur un plan bien plus large dans le monde extérieur.


Louise L. Hay vise à favoriser la perception que toutes les femmes possèdent de l’amour de soi, du respect de soi, de l’estime de soi. Dans un style inimitable, à la fois direct et chaleureux, elle jette un regard pénétrant sur la façon dont les femmes de tous âges et de tous milieux peuvent atteindre cet objectif et faire que les prochaines années de leur vie soient les plus productives, les plus satisfaisantes et celles où elles assumeront tout leur pouvoir.  Source Editions Trédaniel.




  REVELATEUR ! FEMMES DESIREE, FEMME DESIRANTE
de Danièle FLAUMENBAUM






Une majorité de femmes souffrent souvent, sans le savoir, de ne pas avoir la vie sexuelle qu'elles souhaitent : être à l'aise avec les sensations, pouvoir les ajuster à celles du partenaire, bénéficier ainsi des vertus reconstituantes du partage amoureux. Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche trans-générationnelle, le docteur Flaumenbaum, gynécologue et acupunctrice, s'appuie sur plus de trente ans d'expérience pour expliquer comment les femmes d'aujourd'hui construisent leur sexualité, la place qu'y tient la mère, pourquoi le plaisir ou même le désir sont si peu souvent au rendez-vous, et comment faire pour y remédier. Un livre qui devrait revigorer les hommes et dynamiser les femmes. Source Fnac.

Danièle Flaumenbaum est gynécologue et acupuncteur. Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de la psychogénéalogie, elle livre ici l’enseignement de plus de trente ans d’expérience.



LE POUVOIR DU MOMENT PRESENT de ECKHART TOLLE




Le pouvoir du moment présent est probablement l'un des livres les plus importants de notre époque. Son enseignement simple et néanmoins profond a aidé des millions de gens à travers le monde à trouver la paix intérieure et à se sentir plus épanouis dans leur vie. Au coeur de cet enseignement se trouve la transformation de la conscience : en vivant dans l'instant présent, nous transcendons notre ego et accédons à " un état de grâce, de légèreté et de bien-être ". Ce livre a le pouvoir de métamorphoser votre vie par une expérience unique.


ARTICLES DE PRESSE
- MAGAZINE MARIE-CLAIRE - MAI 2015 -


FÉMINISTE ET LIBRE, ELLE TOMBE DANS UNE RELATION TOXIQUE!

Dans son pays, l’Espagne, c’est une des stars des lettres. Une variété ibérique de Virginie Despentes, davantage focalisée sur les relations homme-femme, sur cette guerre des sexes où l’incompréhension dans le couple le dispute à la complexité du sentiment amoureux. Peu d’écrivaines savent aussi bien ausculter les coeurs féminins et disséquer les plaies infligées par la vie, mais toujours avec un humour féroce. Adulée et parfois durement prise à partie, cette personnalité est devenue mondialement célèbre avec "Amour, Prozac et autres curiosités", roman mettant en scène trois soeurs déjantées. Dans "Ton coeur perd la tête", son tout nouveau livre, Lucia Etxebarria laisse – provisoirement – tomber la fiction pour un essai consacré aux relations toxiques, qu’elle connaît bien pour les avoir vécues, comme elle nous l’explique dans cet entretien.




Il a d’abord fallu que la romancière espagnole sorte de son histoire malsaine avec son ex pour pouvoir écrire. Un essai où elle analyse ces relations perverties par des rapports dominant/dominé, dont elle est aujourd’hui libre.

 

Marie Claire : On est toujours surpris de voir des femmes libres, fortes, féministes, vivre en couple avec des hommes toxiques sans arriver à les quitter.

Lucia Etxebarria : Je suis féministe, instruite, libre, et mon livre explique comment je suis moi-même tombée gravement malade à la suite d’une relation toxique. Etre féministe et libre ne vous empêche pas de souffrir de dépendance affective. Ça s’est un peu arrangé, pour moi, après une thérapie. Cette dépendance affective a des racines dans l’enfance. Les femmes qui ont été des petites filles surprotégées deviennent émotionnellement dépendantes. Celles qui ont grandi dans un environnement violent ont également tendance à devenir dépendantes. Et le mythe du grand amour, de l’amour-passion et donc de l’amour-souffrance – celui, aussi, de la rédemption amoureuse, dont je viens de parler – fait le reste.

 

Vous dites être vous-même une proie facile. Pourquoi ?

Parce que j’ai grandi avec un manque brutal d’affection, et que j’incarne donc le type même de la dépendante affective, toujours en quête d’amour. Pour couronner le tout, je suis connue, et cela me rend visible. Or les narcissiques sont attirés par les femmes en vue, souhaitant s’approprier certaines de leurs qualités (succès, intelligence, argent…). La combinaison dépendance affective + visibilité + réussite sociale a fait de moi la proie parfaite.

 

Quelle est votre expérience personnelle des relations toxiques, et où en êtes-vous aujourd’hui ?

Toutes mes relations ont été caractérisées par le même schéma. Toujours des relations malsaines basées sur la dépendance affective. Ma dernière histoire était si destructrice qu’elle m’a forcée à entamer un grand changement. J’ai décidé de vivre seule, hors couple. Avant, cela ne m’était jamais arrivé. Et grâce à ce nouveau mode de vie, depuis trois ans je ne souffre plus de tachycardie, ni d’insomnie, de phobie du métro, de problème de dépression. Je vis une vie tranquille, saine. Parfois ennuyeuse, je l’avoue, mais à l’abri du pire.

 

Vous-même, vous sentez-vous toxique par moments ?

En ce moment, pas du tout. Mais avant, oui. J’ai menti, aux autres et à moi-même. J’ai donné, avec toutes les conséquences que ça peut avoir, une image de faux bonheur. Sachez incidemment que mon ex vit maintenant, à 47 ans, avec un homme de 30 ans. Oui, avec un homme… J’ai découvert plus tard que dans les derniers mois de sa relation avec moi ils étaient devenus amants. Mon ex, quelles que soient ses préférences, ne peut pas vivre seul.

 

Comment résumeriez-vous la relation toxique ?

Un toxicomane est dépendant d’une substance toxique. Une relation toxique, c’est une relation – amoureuse, amicale, familiale – nocive et addictive dont dépend le toxicomane émotionnel.

 

Vous dites qu’il ne devrait s’agir ni de coupables, ni de victimes.

Lorsqu’une personne se voit comme une victime, elle n’a aucune chance d’échapper à la situation. Parce qu’elle ne croit pas en elle-même. Alors que quand on se voit comme une personne indépendante, on assume son problème et on peut s’en sortir. En commençant par se dire : "Je ne veux pas vivre cet enfer, j’ai le pouvoir de dire non."

 

Vous parlez du couple narcissique/dépendant. C’est là qu’est l’origine du problème ?

Nous pouvons également parler de duo "dominant dépendant / soumis dépendant". Ce sont deux personnes qui ont besoin l’une de l’autre : le narcissique a besoin de se sentir en sécurité, supérieur, visible, renforcé ; et le dépendant a besoin du narcissique parce qu’il ne sait pas vivre seul. Le premier peut être plus dangereux, mais le second manipule également. C’est un rapport maladif. Alors que dans une relation saine, il existe un soutien mutuel, qui profite aux deux personnes. Quand elle est toxique, il y a jalousie, chantage affectif, manipulation, mensonge, souffrance.

 

Vous avez sollicité des psys et des témoignages sur Facebook, comment s’est fait votre livre ?

Je l’ai écrit avec l’assistance d’un avocatmédiateur spécialisé dans le divorce et un des meilleurs psychologues espagnols s’occupant de la dépendance émotionnelle. J’ai aussi utilisé les conseils de ma propre thérapeute. Et puis, en effet, j’ai posté une annonce sur Facebook afin de recueillir des témoignages. J’en ai reçu d’hommes et de femmes, d’hétéros, de gays et de lesbiennes, de riches et de pauvres…

 

Quels sont les signes qui permettent de reconnaître une relation toxique ?

Un signe évident : la personne tombe malade. Avec des problèmes psychosomatiques : maux de tête ou d’estomac, insomnie, constipation… Elle commence aussi à souffrir de palpitations, de crises d’angoisse. Autre signe : beaucoup de gens développent une phobie des espaces clos tels que les ascenseurs, les avions, le métro, le bus. C’est symbolique : la peur de ne pas pouvoir sortir de cette relation. On peut aussi développer une phobie sociale. Redouter d’être en contact avec des "étrangers". Tous ces symptômes n’existaient pas avant le début de la relation toxique.

 

On a souvent l’impression que ce sont les hommes qui sont toxiques, mais les femmes ne le sont-elles pas autant ?

Le livre montre clairement qu’il y a deshommes et des femmes toxiques. Des hommes et des femmes narcissiques, des hommes et des femmes dépendants. Notre société croit qu’il y a des valeurs typiquement féminines, et d’autres typiquement masculines. Nous aimons le mâle alpha, vainqueur socialement, doté d’un super-job, grand et fort. Très peu de femmes se disent attirées par un balayeur maigre, petit et timide, ou par un type gagnant moins d’argent qu’elles. Donc, un homme conforté par sa position de "supériorité" peut être agressif verbalement sans que la société ne le lui reproche. Le stéréotype de la femme séduisante est une femme sentimentale, aimante. Et dans les enquêtes, la grande majorité des hommes disent qu’ils n’accepteraient jamais une femme gagnant plus d’argent qu’eux. Ils sont souvent attirés par la jeune fille fragile, timide, mince. Ainsi, ils sont plus susceptibles d’utiliser les stratégies agressives (cris, intimidations, sarcasmes, silences hostiles) ; et de leur côté, les femmes ont plutôt tendance à utiliser des stratégies agressives passives (chantage aux sentiments, mensonge, manipulation, lecture en cachette des e-mails ou SMS reçus par leur compagnon).

 

Parlez-nous de ce que vous appelez la "séduction toxique".

Un bon exemple, ce sont tous ces sites internet et ces livres pour hommes leur enseignant des tactiques afin de séduire les femmes et devenir un champion de la drague. Le plus célèbre est "The Game" de Neil Strauss. Ils sont censés apprendre aux hommes à utiliser des techniques de la psychologie comportementale et de la programmation neurolinguistique pour conquérir les femmes. Une séduction à base de manipulation, donc toxique…

 

Vous écrivez : "N’essaie pas de soigner son cerveau." Pourquoi ?

Parce qu’une personne accro à une relation toxique souffre, par définition, d’un problème de dépendance. Alors il ne faut pas essayer de résoudre le problème de l’autre, mais le sien. Si votre partenaire souffre d’une maladie de la personnalité, vous ne pourrez pas le guérir. Et vous ne pourrez pas le forcer à consulter un thérapeute. S’il le fait un jour, ce sera de lui-même. Il n’y a pas de rédemption ou de changement par amour, c’est un mythe. En ce sens,"50 nuances de Grey" est une histoire dangereuse, poussant les femmes à croire que les hommes changent par amour. A chaque femme je voudrais dire : "Au lieu de dépenser 23 € à regarder le film avec une copine ou votre moitié, et 17 € à acheter le livre, envoyez plutôt ces 40 € à un refuge pour femmes battues !" Parce que c’est là qu’Anastasia Steele (l’héroïne de cette histoire, ndlr) va finir…

 

Vous prônez la "communication assertive"… C’est quoi ?

Apprendre à communiquer sans manipulation, sans chantage affectif ni intrusions. Et apprendre à répondre aux agressions orales, en pratiquant une sorte de judo verbal. Des techniques qui sont normalement enseignées aux cadres dans les entreprises multinationales. Ce sont des techniques de négociation, très utiles dans la vie de tous les jours, notamment dans le couple, la famille, le travail.

 

Quand on a réussi à partir, comment faire après ?

Il faut engager un processus de désintoxication. Demandez l’aide d’amis ou de membres de la famille qui ne sont pas en contact avec votre ex-partenaire. Coupez tout contact avec lui. Demandez l’aide d’un thérapeute. Et si vous n’avez pas d’argent pour une thérapie, demandez l’aide d’un groupe de soutien gratuit. Faites beaucoup d’exercice. Cela libère des endorphines, qui sont un antidépresseur naturel. Ne restez pas seul(e) à la maison. Prenez un animal de compagnie. Voyez des amis, allez au cinéma. Et avec ces amis, ne parlez jamais de votre ex. N’utilisez pas les réseaux sociaux pour savoir ce qu’il devient. Oubliez-le ! Et ne plongez pas tout de suite dans une nouvelle relation. Ce serait comme prendre de l’héroïne après avoir arrêté la cocaïne…

 






Les sociopathes sont renommés pour posséder un ego si boursouflé qu'il ne déparerait pas un tableau de Rubens. Je transpire l'assurance à un niveau beaucoup plus élevé que celui que devraient me permettre mon apparence physique et mon statut social. Je ne suis pas très grande, mais je dégage une forte présence grâce à mes larges et puissantes épaules et à ma mâchoire carrée. Mes amis me font souvent remarquer ma dureté et ma démarche masculine. Je suis pourtant aussi à l'aise en robe qu'en santiags. 

"Le regard du prédateur"

L'un des aspects les plus frappants de ma confiance en moi est peut-être ma capacité à soutenir les regards. D'aucuns appellent cela "le regard du prédateur", et il semble que la plupart d'entre nous [les sociopathes] en soient dotés. Ce regard pouvant trahir l'hostilité, on recommande aux visiteurs des zoos de ne pas fixer les gorilles, qui risquent de l'interpréter comme un signe d'agression.  

La majorité des gens ont l'air de penser la même chose, sinon les défier du regard ne serait pas un tel jeu pour nous. Les sociopathes diffèrent du reste de la population. Un contact visuel prolongé ne nous perturbe en rien. Notre inaptitude à poliment détourner les yeux est en général perçue comme de l'aplomb, de l'agressivité, de la séduction ou de la prédation. Elle désarçonne, mais d'une façon souvent excitante. [...] 

C'est du fait de la manipulation que la sociopathie est mal perçue. Je ne vois pas pourquoi. Il s'agit juste d'un échange de bons procédés. Une personne souhaite quelque chose de particulier - vous plaire, se sentir désirée ou utile, être vue comme quelqu'un de bien -, et la manipulation n'est pour elle qu'un moyen rapide et pas très net de se satisfaire et de faire plaisir. On pourrait tout aussi bien parler de séduction.  

L'un de mes amis sociopathes m'en a donné un bon exemple. Un type veut vendre sa voiture 5 000 dollars, un autre veut en acheter une 10 000. Je connais les deux, qui, eux, ne se connaissent pas. J'achète la bagnole du premier à son prix, je la revends au second à son prix ; j'empoche la différence de 5 000. En économie, ça s'appelle de l'arbitrage et ça se passe tous les jours à Wall Street (et ailleurs). Chacun obtient ce qu'il désire, tout le monde est content, et il en va ainsi tant que les deux types ne font pas le lien et n'en apprennent pas plus que le strict minimum. J'encourage donc leur ignorance pour le bénéfice de tous... surtout le mien. [...] 


Une enfant manipulatrice

Là où les autres apprenaient à jouer avec un ballon, j'ai appris à jouer avec les gens. J'agissais sans subtilité. J'utilisais mes amis comme des pions dans le seul but d'accéder à leurs jouets ou à ce qu'ils avaient à m'offrir. En général, il ne m'était pas nécessaire de recourir à des ruses compliquées, au contraire de celles que j'ai élaborées par la suite.  

Je me contentais du minimum pour m'insinuer dans les bonnes grâces d'autrui afin d'obtenir ce que je convoitais: de quoi manger à la pause déjeuner, alors que nos placards étaient vides, être véhiculée de la maison à l'école ou à diverses activités quand mes parents manquaient à l'appel ; être invitée à des anniversaires dans des parcs d'attractions ou des salles de jeux qui n'étaient pas dans nos moyens ; et ce qui m'importait par-dessus tout, voir la peur des autres, qui m'indiquait que c'était moi qui avais le pouvoir, qui dominais la relation.  

Je crois que mes fréquentations étaient un brin agacées par le peu de cas que je faisais de ce qui leur tenait à coeur, comme le bien-être d'autrui ou ma propre sécurité physique. Quand un camarade de classe pleurait parce que je lui avais fendu la lèvre d'un coup de poing, je restais là à l'observer, puis m'éloignais dès lors que j'étais lassée du sang et du drame que ce dernier avait provoqué. J'aimais les joujoux et les bonbons comme tout le monde, mais il était impossible de me manipuler ou d'exercer un chantage sur moi avec eux, car je refusais d'être roulée en vue de partager ou d'être gentille, contrairement aux autres enfants. [...] 

Détruire pour le plaisir

Il n'existe pas un sociopathe qui ne soit avide de pouvoir. De toute ma vie, je n'ai jamais pensé qu'à lui - le pouvoir d'être désirée ou admirée, celui de détruire, le savoir, l'influence occulte. J'aime les gens. Je les aime tant que je veux les toucher, les modeler ou les démolir comme bon me semble. Non parce que le résultat m'intéresse forcément, mais parce que j'ai envie d'exercer mon pouvoir. Son acquisition, sa rétention et son exploitation sont ce qui motive les sociopathes. Aucun doute là-dessus. 


Qu'entends-je par démolir? En matière de pouvoir, comme en matière de nourriture ou de sexualité, tous les goûts sont dans la nature. Mon truc, c'est avoir l'impression que mes idées façonnent le monde qui m'entoure [...]. C'est mon pain quotidien, qui m'empêche de mourir de faim. Mais lorsque je me fais plaisir - que j'opte pour la tranche de foie gras -, c'est pour m'introduire dans la psyché de quelqu'un et y flanquer en douce le plus grand bazar possible.  

Je fais le mal. Je terrorise l'âme d'une personne sans avoir pour autant quelque chose contre elle. C'est un plaisir d'échafauder, d'assister à l'accomplissement de mon oeuvre; mais c'en est un, aussi, de détruire, d'observer la dévastation que vous avez élaborée, pareil à celui qu'on ressent quand on balance une hache pour l'abattre nonchalamment sur une porte en bois mise au rebut.  

Chaque fois, vous avez un sentiment de puissance et de compétence. Cependant, le plaisir de la destruction est particulier au regard de sa rareté - comme dissoudre une perle dans du champagne. Le quotidien exige que nous soyons productifs et intégrés, mais si vous avez déjà éprouvé l'envie violente de dire à votre meilleure amie que, oui, ce pantalon la grossit, vous comprendrez à quel point il est libérateur de s'attaquer sans retenue aux points les plus sensibles d'autrui. [...] 

La jouissance de la conquête

[Avec Morgan, une collègue de bureau avec laquelle elle aura une aventure], l'engouement n'a pas tardé à devenir réciproque. Le mien était fermement enraciné dans mon narcissisme et mon désir d'exploiter les faiblesses d'une personne qui m'avait d'abord éblouie ; le sien tenait à son apparente attirance pour les gens susceptibles de prendre plaisir à la faire souffrir.  

Je n'ai jamais connu quelqu'un réagissant aussi vivement à moi que Morgan. Son attachement de plus en plus fort a même modifié son apparence. Sa mâchoire a perdu de sa fermeté, ses yeux bruns qui, auparavant, soutenaient mon regard l'évitaient désormais, fuyaient de tous côtés, hésitant à se poser trop longtemps sur quoi que ce soit. Je crois même que ses cheveux ont commencé à tomber. 

Cette métamorphose m'a paru ahurissante, car professionnellement, Morgan avait tout d'une femme déterminée et confiante ; elle affrontait les juges, les jurés et quelques confrères réputés pour leur dureté avec une morgue authentique. Elle détenait un pouvoir sur les autres dont je souhaitais obtenir des miettes, notamment ce respect gagné haut la main que je désirais égaler. Au début, j'ai joui de l'influence que j'avais sur elle. J'atteignais l'orgasme dès que je notais une fêlure dans sa voix ou qu'une phrase absurde s'échappait de ses lèvres [...]. Je crois bien m'être laissée un peu emporter par mon élan, sur ce coup-là. 

Morgan ne s'en est pas remise. Je gagnais avec une longueur d'avance trop importante pour que la partie continue de l'intéresser. J'ai tenté d'alléger ses angoisses comme on essaie d'apaiser un animal ou un enfant excité - mouvements lents, explications, réassurances -, autant d'attitudes empreintes d'une certaine dose de condescendance. J'ai fourni de réels efforts pour lui faire honte d'avoir peur d'une petite chose innocente comme moi. Bref, Morgan m'a occasionné bien du boulot.  

J'ai cependant aggravé la situation en exprimant ma répulsion devant son manque de courage et sa lâcheté. Un après-midi, elle a annulé un dîner, juste à cause de la nervosité que je lui inspirais, ai-je deviné. Assise dans son bureau, je l'ai toisée sans mot dire, incarnation du jugement, incapable de me contraindre à la libérer.  

Entretenir son masochisme était bien trop exquis. Mais j'ai poussé trop loin la tactique de la honte, et elle a cessé de m'adresser la parole. Je ne me souviens plus de mes paroles ayant mis un terme à notre liaison. Peut-être ai-je sous-entendu qu'elle ne me méritait pas ou me suis-je moquée de sa vilaine peau. J'étais réellement surprise qu'elle veuille rompre. Je n'aurais pas dû l'être. Sans m'en rendre compte, je l'avais amenée à préférer me quitter plutôt que souffrir avec moi. [...] 

Une morale toute personnelle

D'aucuns pourraient croire qu'à force de manipuler et de "détruire" les gens, je passe ma vie à violer le concept du "ne pas faire aux autres ce que je ne voudrais pas qu'ils me fassent". Sauf que je n'ai aucun problème avec l'idée que les autres essaient de me "démolir" à leur tour. Pour moi, ça n'a rien de personnel, c'est ainsi que va le monde. Tous, nous luttons pour affirmer notre primauté. Serais-je mécontente si je tenais une sandwicherie et que quelqu'un en ouvrait une de l'autre côté de la rue? Ça m'agacerait sûrement, pour autant je n'y verrais rien de personnel. Je n'ai pas de haine dans mon coeur contre les personnes qui agissent ainsi.  

Si je leur souhaite du mal, ce n'est pas parce que je ne les aime pas. Simplement, elles jouent dans ma cour, et la domination d'autrui est ma manière de valider l'estime que j'ai de moi. On m'objectera qu'en essayant de contrôler les autres je les prive de leurs propres pouvoirs, de leur dignité et de leur indépendance. Je ne considère pas cela comme un problème moral. Les gens ont toujours le choix de se soumettre à moi ou de se préparer à affronter les conséquences de leur résistance. [...] 

La vérité, c'est que je suis entièrement dénuée de ce que les gens appellent une conscience ou des remords. Le concept de moralité - entendu comme une appréhension émotionnelle de ce qui est bien ou mal - me passe complètement au-dessus de la tête, comme une bonne blague qui m'échapperait. Du coup, je n'y porte qu'un intérêt mitigé [...].  

A mes yeux, rien n'est fondamentalement mauvais. Mais, plus important encore, je ne me sens jamais obligée de ne pas faire quoi que ce soit sous prétexte que ce serait mal ; si je me pose des interdits, c'est uniquement à cause d'éventuelles retombées indésirables. Ainsi, le mal n'a pas de sens concret pour moi. Il ne recèle aucun mystère. Il s'agit d'un mot qui décrit une sensation que je n'éprouve pas. 

Confessions d'une sociopathe. Dans la tête d'une manipulatrice, de M. E. Thomas, trad. de l'anglais (Etats-Unis) par Luc Rigoureau. Larousse, 367p., 15,90€. 

 


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